DPE et valeur immobilière : combien vos nouvelles fenêtres font gagner à votre bien ?
🪟 Publié le 17 juin 2026 Par 🪟 L'Équipe Fenêtre Bouches-du-Rhône

DPE et valeur immobilière : combien vos nouvelles fenêtres font gagner à votre bien ?

Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) est devenu un élément central des transactions immobilières en France. Depuis les récentes réformes de la loi Climat et Résilience, l’étiquette énergie (notée de A à G) n’est plus seulement informative : elle détermine la valeur de votre patrimoine, le droit de louer un logement et l’accès à certains crédits bancaires.

Dans les Bouches-du-Rhône (13), où le marché immobilier est particulièrement dynamique (notamment à Marseille, Aix-en-Provence ou sur la Côte Bleue), l’impact d’une mauvaise isolation thermique sur le prix de vente est considérable. Quel est le gain réel d’un changement de fenêtres sur le DPE et sur la valeur de revente de votre bien ? Ce guide détaille les chiffres et la réglementation en 2026.


1. Comment le DPE évalue-t-il les fenêtres ?

Dans l’ancien DPE, l’étiquette était principalement calculée sur la base des factures d’énergie réelles. Le nouveau DPE, en vigueur en 2026, repose sur la méthode de calcul 3CL (Calcul de la Consommation des Logements). Cette méthode modélise les caractéristiques physiques intrinsèques du bâtiment (murs, isolation, menuiseries, chauffage).

Les parois vitrées simples ou les doubles vitrages de première génération (posés avant 2000) représentent des points de déperdition thermique majeurs. On estime que des fenêtres obsolètes sont responsables de 15% à 25% des déperditions de chaleur d’une habitation.

Lors de son audit, le diagnostiqueur immobilier mesure le coefficient de transmission thermique global ($U_w$) de vos fenêtres. Passer d’un vitrage ancien à un double vitrage performant avec un $U_w \le 1,3$ W/m².K permet de réduire drastiquement l’indice de consommation en kilowattheures d’énergie primaire par mètre carré et par an ($kWh_{ep}/m².an$) ainsi que les émissions de gaz à effet de serre associées.


2. Le gain de classe DPE estimé après travaux

Changer uniquement les fenêtres d’un logement (sans isoler les murs ou changer le système de chauffage) permet de réaliser un gain significatif sur l’étiquette énergétique.

Pour un appartement standard (3 pièces, Marseille)

Dans un immeuble collectif où les façades et les toitures sont communes, les fenêtres constituent la principale source de déperdition thermique individuelle modifiable. Le passage du simple vitrage au double vitrage PVC/alu thermique RGE permet de gagner 1 classe énergétique (par exemple, passer de la classe E à la classe D).

Pour une maison ou villa provençale (bastide isolée)

Sur une maison individuelle comptant plus de 8 à 10 fenêtres, l’impact thermique cumulé est considérable. L’installation de vitrages performants peut faire gagner 1 à 2 classes énergétiques sur l’échelle DPE, en supprimant l’effet de “paroi froide” et en optimisant l’efficacité du système de chauffage.


3. Plus-value immobilière : La valeur verte du logement dans le 13

L’impact financier du DPE sur le prix de vente final est appelé la valeur verte. Selon les statistiques du Conseil Supérieur du Notariat, les logements bénéficiant d’une étiquette énergie performante (A, B ou C) se vendent nettement plus cher que les passoires énergétiques (étiquettes F ou G).

Dans les Bouches-du-Rhône, le marché immobilier se segmente fortement selon les performances DPE :

1. La décote des passoires énergétiques (F et G)

Les biens classés F ou G subissent une décote immédiate de 10% à 20% sur leur prix de vente. Les acheteurs intègrent d’office le coût estimé des travaux de rénovation énergétique dans leur négociation. De plus, depuis 2025, la location des passoires énergétiques classées G est interdite, et les étiquettes F suivront à l’horizon 2028.

2. La plus-value d’un logement rénové (D ou C)

À l’inverse, une maison ou un appartement classé C ou D se vend en moyenne 5% à 12% plus cher qu’un bien similaire mal classé. Les acquéreurs apprécient la garantie de factures énergétiques modérées et le confort acoustique apporté par les nouveaux doubles vitrages face aux nuisances sonores urbaines.


Le calcul de rentabilité de l’investissement

Prenons l’exemple d’un appartement de 65 m² à Marseille estimé à 180 000 €. Classé E, le coût pour remplacer ses 4 fenêtres par du PVC double vitrage performant est d’environ 4 500 € (hors subventions).

  • Gain de classe DPE : Passage de E à D.
  • Valorisation du bien : Augmentation estimée de la valeur vénale de +4% à +6%, soit une plus-value de 7 200 € à 10 800 € lors de la revente.
  • Économies d’énergie : Environ 250 € d’économie de chauffage et climatisation par an.

L’investissement de départ est donc immédiatement amorti par la valorisation patrimoniale du bien, sans compter le confort de vie obtenu au quotidien.

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